Nature

Est-ce que le Bio est meilleur ?

Il y a une question qui revient souvent et que je me pose souvent : Est-ce que le BIO c’est meilleur ?

En fait c’est un sujet qui m’intéresse beaucoup. Pour ceux qui connaissent l’évolution commercial du sans lactose, les seuls produits que l’on pouvait trouver à l’époque se trouver « sans risque » se trouvait dans le rayon BIO ou encore dans le rayon diététique.

C’est d’ailleurs toujours le cas, si on cherche des produits sans lactose ou sans gluten, comme de la crème soja ou des pains sans gluten.

Une mode ou une tendance ?

Comme nous le savons tous aujourd’hui en 2019 le BIO a eu une évolution incroyable en l’espace de quelques années. Devenant même une tendance, voir une mode et c’est bien cela qu’il faut craindre.

Les modes n’importent lesquelles soient elles sont éphémères, et de plus en plus rapide dans leur éphémérités. Et le BIO comme le Véganisme n’en feront pas exception !

Cela dit le BIO est encore une affaire plus compliquée… Ce n’est pas qu’un mode de consommation, c’est aussi et surtout un mode de production.  Pour ceux qui veulent se pencher sur le sujet, il faut savoir que pour qu’un aliment ou produits soit certifié BIO, il doit être issu d’une agriculture ayant reçu la certification BIO. Du moins en France c’est ainsi que cela se passe mais nous y reviendrons plus tard.

Une Certification des plus rigoureuses

Pour que cette certification soit obtenue, en France, les agriculteurs doivent respecter des règles très strict. Et cela va de la nature du sol, à l’utilisation de certaines graines et de certaines méthodes de travail. Quand un agriculteur veut passer sont exploitation en BIO, il lui faut 3 ans pour obtenir une certification.

Pour cela il doit arrêter l’utilisation de produits chimique, ce qui est logique et commencer à travailler son sol pour qu’il se nettoie des traces de chimie qu’il a pu connaitre par le passé. Tout ce qu’il va produire pendant 3 ans ne sera pas utilisable sous la certification BIO. Ce qui veut dire aussi qu’il devra travailler pour un coût plus bas que les autres et ne pourra donc pas récupérer les pertes de ces produits dans faible marge.

Car oui passer au BIO cela représente beaucoup de pertes, car c’est passer avec des semences BIO donc non traités contre tout ce qu’un champ peut connaitre comme attaques bactériologiques et animales. Là où l’agriculteur pouvait traiter pour un certain type de champignon ou pour un certain type d’animal invasif il ne pourra le faire qu’avec une réponse phytobiologique si elle existe.

Ce n’est qu’à l’issu de ces 3 ans qu’il pourra accéder à la certification BIO. Cela après une étude minutieuse de son sol et de sa production. Si par hasard un critère venait à être dépassé, il aura une nouvelle période à attendre pour obtenir la certification avec tout ce que cela peut entraîner au niveau de son budget.

Nous parlons bien ici de quelqu’un qui fait la démarche pour vivre d’un métier alimentaire, pas du jardinier du dimanche qui fait pousser ces 3 légumes dans son petit potager qu’il a nommé « BIO »…

Vous me direz, pourquoi donc tous ces efforts pour une mode, en fin de compte ? Je vous pose à mon tour la même question.

Est-ce que le BIO aura meilleur gout ? Va t’il mieux préserver les sols ? Pourra t’on nourrir tout le monde en BIO ?

Pourquoi est-ce si cher ?

Bien la réponse à cette question se trouve dans l’exposé que je viens de vous faire. Le BIO coûte cher car la production demande beaucoup de temps et de pertes. Beaucoup plus qu’un mode d’exploitation non-BIO avec des pertes.

La chimie a contribué à rendre les plantes plus fortes en leur injectant des « antibiotiques » directement dans leur ADN. Nous n’aborderons pas ici la questions des d’OGM mais nous en sommes tous proches. A partir du moment où l’on touche à la structure de la plante pour la rendre plus forte, elle ne développe plus une résistance naturelle à l’environnement dans lequel elle évolue. Elle est en quelque sorte assistée chimiquement par l’homme et ne combat plus rien ou plus assez par elle-même.

Le BIO arrive alors dans un milieu qui s’est adapté et est devenue plus virulent envers les plantes. Cela créé donc d’énormes pertes pour l’agriculteur qui fait le choix du BIO. Et cela joue sur plusieurs points, budgétaire comme nous l’avons vu mais aussi moral car ce n’est jamais agréable de voir la moitié de sa production périr.

Pour palier à cette pertes l’agriculteur à donc besoin de vendre sa production beaucoup plus chère pour pouvoir vivre décemment.

Est-ce que le BIO a meilleur goût ?

Pour répondre à cette question il y a plusieurs points qui entrent en jeu.

Disons que cela va dépendre des produits et personnes. Certains produits sont indéniablement meilleurs en goût sous leur forme BIO et pour d’autres on ne sentira pour ainsi dire aucune différence. Mais là encore cela dépend des personnes et surtout de leur psychologie.

Pour beaucoup le BIO est tellement meilleur pour la santé que psychologiquement tout est mis en place pour que le goût en soir trouvé meilleur. Le simple fait que la mention BIO soit annotée aux produits va les aider dans leur choix et dans leur palais.

Au-delà de ces considérations purement humaine et donc psychologique. Un produit BIO va développer de meilleure vitamine et de meilleure fibre qu’un aliments non BIO. La plante ayant mieux résisté au milieu dans lequel elle a évolué, toutes ces données seront de meilleures qualités.  Et c’est en cela que l’on peut reconnaître que le BIO sera meilleur, car la plante aura développé des anticorps et une force naturelle non assistés chimiquement qui va l’aider à arriver à maturité et donner le meilleur de son potentiel vitaminique et fibreux.

Néanmoins d’un point de vue scientifique, mathématique, rien ne prouve que le goût soit meilleur qu’un produit non BIO. Car nous touchons là, à une histoire de ressentit et chacun va avoir un ressentit différent en fonction de sa personnalité, de son histoire et de sa psychologie.

Le BIO d’ici n’est pas le BIO d’ailleurs

Les normes  que nous connaissons en France, ne sont pas les mêmes appliquées dans les autres pays. Bien souvent le BIO que l’on trouve dans nos rayons de supermarchés ne vient pas de France… Et celui-ci n’est pas soumis aux règles de certifications que nous avons aborder un peu plus haut.

Les normes sont bien souvent un peu plus laxistes que celle que nous appliquons en France. Les taux de tolérances sont plus haut et les modes de productions sont moins contrôler. C’est aussi pour cela que l’on peut justifier du prix du BIO français. Par là même on peut reconnaître que nos produits BIO sont faits dans un respect plus strict des règles.

Donc ne pas confondre le BIO d’ici et le BIO d’ailleurs. De plus n’est-il pas il est complètement incroyable de payer moins cher un produit BIO qui a fait des milliers de kilomètres d‘avions ? Alors que le BIO local ne sera pas retenu par les grandes enseignes car trop cher. A quoi bon faire du BIO quand on touche à l’empreinte carbone pour le transporter ?

Conclusion

Les sols seront ils mieux préserver ?

Pour conclure cet exposé, il est à retenir que le BIO est une formidable intention de l’homme envers la nature. Que cela reste pour le moment la meilleure façon de préserver les sols. (voir l’article précédent où je parle de qu’est-ce qu’un sol vivant.)

Le Bio est-il vraiment du Bio ?

Là est toute la question ! Je développerai un peu plus cette question dans un article spécialisé, mais voici quelques éléments. Peut-on considéré le champ d’un agriculteur BIO quand celui a pour voisin qui traite chimiquement son champ ? Un produit qui n’a jamais eu de contact avec un quelconque produit pétrolier, peut-il être encore considéré BIO lorsqu’il est en contact avec un emballage plastique ? Et enfin peut-on considéré faire du BIO lorsqu’on vend nos produits à l’autre bout du globe par voie d’avion ou de bateau qui tourne au mazoute ou au kérosène ? Voici quelque question que je développerai mais qui donne déjà quelques éléments de réponses…

Pour répondre à la question pourra t’on nourrir tout le monde en BIO ?

C’est un projet qui est très beau et qui reste utopique pour le moment… C’est pourquoi il faut absolument faire passer dans les mœurs que le BIO ne doit pas être une mode. Mais qu’il est le seul mode de production que notre terre ait connu pendant des millénaire. Cela ne fait qu’une petite centaine que la chimie intervient. Il est donc encore temps d’utiliser  le seul mode de production que notre terre puisse supporter.

Le monde de demain

A cela ajoutons qu’il faudra beaucoup plus d’agriculteurs dans les années futurs pour arriver à nourrir tout le monde ! Car la population mondiale croît de plus en plus et dans l’instant présent c’est l’industrialisation de l’agriculture qui l’emporte pour nourrir le monde entier.

Et enfin le BIO n’est pas plus mauvais ou meilleur que des produits non-BIO, c’est seulement une histoire de goût et de personne, et ce qu’il faut en retenir c’est que c’est la seule méthode pour préserver notre écosystème et vivre avec la nature et pas contre.