Nature

C’est quoi un sol vivant ?

Il y a peu de temps je suis tombé sur une vidéo YouTube très intéressante que je mets en lien ci-dessous. L’auteur de la vidéo met en avant des arguments très intéressant sur le véganisme et sur l’agriculture en générale. La vidéo est certes un peu longue mais très instructive et je vous invite à la visualisé si ce n’est pas déjà fait. Je tiens au passage à féliciter et remercier le Vidéaste de la chaîne YouTube « Ma ferme autonome » qui fourni un travail très riche sur l’apprentissage de la permaculture. Donc voici sa vidéo, n’hésitez pas à regarder ses autres vidéos aussi :

 

A présent revenons au sujet que cette vidéo présente brièvement. Un sol vivant, pour résumé c’est une succession de strate commençons par la surface vers la profondeur.

Les différentes strates du sol

Juste en dessous de la végétation nous avons ce qui s’appel la litière c’est l’ensemble des feuilles mortes et des débris de végétaux en décompositions qui s’y trouvent en général.

Nous avons ensuite l’humus. Pour ceux qui se rappel de leur cours de science naturelle c’est ce qui résulte de la décomposition des végétaux, mais c’est aussi une action combinée des bactéries, champignon et animaux vivant dans ce sol qui vont entretenir et modifié sa composition. L’humus est plutôt souple et aéré.

Puis nous arrivons à la couche minérale du sol. Il s’agit de la couche la plus basse du sol qui mêle des débris de la roche-mère et de l’humus.

Et enfin le sous-sol où se trouve la roche mère non altéré composé de roches.

Tout cela est bien plus complexe, mais je tiens à vulgariser pour comprendre le plus possible comment ça marche. (Le but n’est pas d’en faire une thèse !)

Pour qu’un sol soit dit « vivant », il faut qu’il y ait de la vie. Il faut donc qu’il y est de petits animaux, comme des lombrics, des cloportes, des acariens etc… Il doit y avoir des micro-organismes comme des champignons et des bactéries.

 La faune va travailler le sol en décomposant les racines et les feuilles mortes en surfaces. C’est grâce aux bactéries et aux champignons que les matières organiques vont se transformer en humus.

 

« Un humus stable est précieux parce qu’il libère progressivement les éléments nutritifs dont les plantes ont besoin (azote, phosphore, potassium, magnésium, …), stocke l’eau et la restitue au fur et à mesure, amortissant l’impact des inondations et des sécheresses. » http://www.monjardinenpermaculture.fr

Les vers de terre ou Lombric

Les vers de terre sont très importants dans la composition d’un sol vivant et fertile, car ce sont là des alliés pour celui qui veut avoir un sol idéal.  Plus puissant que n’importe quel bèche ou tracteur, le lombric creuse ses galeries entre le sous-sol et la surface du sol et contribue à créer la partie haute du sol.

Il existe plusieurs types de vers de terre certains vivant uniquement à la surface « les vers de fumier », d’autres vivant dans le sol mais créant des galeries horizontales « les vers endogés » et enfin les « vers anécique ce sont ceux que l’on connait le plus communément et font leur galerie à la verticale. Les rejets qu’ils laissent à la surface du sol sous forme de petit amas renferme beaucoup d’éléments fertilisant comme de l’azote et du phosphore.

Les Bactéries et les champignons

Ce sont des micro-organismes qui sont ici de précieux aident car non seulement, ils aident à la décomposition des végétaux et bois pour former l’humus, mais elles contribuent aussi à rendre les nutriments comme l’azote, le phosphore ou encore le potassium assimilable par les plantes.

Une bactérie à besoin d’oxygène, d’eau et de potassium pour vivre sans cela il n’existe pas de vie dans le sol. C’est pourquoi il est très important de bien aère le sol.

Conclusion

Comme nous venons de la voir, un sol vivant et fertile c’est un milieu complexe où vivent des animaux et des micro-organismes. Sans cela, seule la chimie peut remplacer leurs actions au détriment de la qualité du sol à long terme de ce sont sol et de la qualité des produits qui vont naitre. C’est pourquoi la permaculture permet d’utiliser la nature dans sa complexité et dans grande simplicité. L’homme à voulu réinventer la roue 1000 fois alors qu’un système parfait s’est offert à lui depuis la nuit des temps.

Bien évidemment c’est l’intensification de l’agriculture qui a créé cela, mais ce qui est rassurant et un peu préoccupant c’est que cette industrialisation agricole n’a que quelques années, 50 ans à peu près.

C’est préoccupant car en l’espace de 50 ans ont a pu constater les ravages de la chimie sur les sols, sur la faune et sur la flore. Mais aussi sur les consommateurs qui demandent toujours plus, toujours plus tôt par rapport aux saisons et sur leur santé avec des allergies et des intolérances alimentaires qu’on ne connaissait pas il y a encore 50 ans…

C’est rassurant car ça ne fait que 50 ans et que les choses peuvent changer, grâce à la prise de conscience des agriculteurs et des consommateurs des ravages que la chimie peut créer sur l’environnement. C’est rassurant car la nature est un système parfait et que son cycle est extraordinairement efficace. La nature reprend toujours sa place même dans les milieux les plus hostiles, qui n’a jamais vu une plante transpercer le bitume ?  C’est rassurant car de courageuse personne ont fait le pari de faire confiance à la nature et travailler avec elle pour la préserver et prendre ce qu’elle a donné dans sa complexité et dans sa simplicité.